LES SEPT (7) AXES STRATEGIQUES

A l’issue d’un séminaire de deux (2) jours, organisé à Conakry en mai 1999 et, ce, en partenariat avec la Chambre de Commerce de d’Industrie de Grenoble, en France, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de la République de Guinée (CCIAG) a eu à préparer son plan d’actions stratégiques conformément aux réalités guinéennes.

Ce plan d’action en sept (7) points concerne l’exécution du programme de la mandature 200 – 2003de la CCIAG afin d’accompagner le développement de l’économie nationale par le Secteur privé. Dans ce cadre, la CCIAG est chargée des tâches suivantes :

  • Etre le défenseur de la parole du monde économique guinéen
  • Fournir une information économique fiable à tous ses ressortissants
  • Contribuer à la réglementation de la vie économique
  • Apporter un appui technique aux entreprises
  • Professionnaliser les acteurs économiques
  • Faciliter la création et organiser la gestion d’équipements collectifs d’infrastructures
  • Participer à la promotion de l’activité économique.
  • Voici en résumé, ce plan d’actions stratégiques, axe par axe :

    Premier axe stratégique : La défense et la représentation du monde économique guinéen :

    En tant que représentante et porte-parole du monde économique guinéen, la CCIAG doit disposer en son sein d’une organisation performante et capable de garantir une cohérence. Ce premier axe se subdivise en deus (2) programmes distincts : l’organisation de la complémentarité entre la Chambre nationale et les Chambres régionales et antennes préfectorales d’une part, l’organisation du fonctionnement des services avec les élus de la Chambre nationale, d’autre part.

    Deuxième axe stratégique : Les outils d’information économique :

    Cet axe met en exergue l’importance d’outils d’information économique qui devront être mis à la disposition des ressortissants de la CCIAG. L’intérêt des ressortissants, porté à l’information économique justifie la mise en œuvre le plutôt possible des outils de cette information économique, qui apparaît comme très utile dans les activités de la CCAIG.

    Toutefois, au regard des maigres ressources financières actuelles de la CCIAG, il sera préférable d’accorder la priorité aux outils qui nécessitent des investissements modestes.

    Au nombre de ces outils prioritaires, on cite :

  • Un centre de documentation et d’information économique
  • Un fichier consulaire
  • Un centre de formalités
  • La réalisation d’études et le recensement en particulier de celles déjà faites et portant sur le secteur informel
  • La préparation d’un observatoire économique
  • La mise en œuvre concrète du programme "Rainbow"
  • La publication d’un journal, de dépliants, d’annuaires ou d’ouvrages économiques ou techniques.
  • Troisième axe stratégique : La participation active des opérateurs économiques :

    Il s’agira ici de faire participer de façon active les opérateurs économiques.

    Ceci a pour avantage d’éviter l’inadaptation de certains textes et le caractère injuste de leur application. Cette situation se fait surtout sentir dans les réglementations fiscales. Par exemple, les opérateurs économiques du secteur formel sont souvent pénalisés et victimes d’injustices par rapport à ceux du secteur informel. Cela se matérialise par la perception indue et sauvage de taxes, par l’injustice souvent présente dans le règlement des conflits, par l’inexistence de système d’incitation à la réaction.

    Quatrième axe stratégique : L’appui technique aux opérateurs économiques

    Les opérateurs économiques méritent un grand appui technique dans leurs activités professionnelles. Ainsi, la CCIAG doit pouvoir élaborer un programme d’assistance technique aux opérateurs par a formation, mais aussi et surtout par le transfert de savoir – faire capable de rendre, à terme, l’entreprise autonome,

    L’appui technique aux entreprises peut se faire dans quatre (4) domaines spécifiques :

  • Le domaine commercial
  • Le domaine collectif.
  • Cinquième axe stratégique : La formation des acteurs économiques, des élus et des techniciens :

    Dans cet axe, le but est de former les acteurs économiques, élus et techniciens. S’agissant des élus, on doit continuer la formation à la connaissance parfaite du rôle et de fonctions d’une Chambre de Commerce. Il faut aussi leur donner une pratique de prise de parole en public, de rédaction de discours et d’animation. En ce qui concerne les techniciens, il faut leur donner des compléments de formation dans les domaines techniques sur lesquels ils interviennent. Il faut aussi renforcer leurs capacités de gestion et de management au service des élus.

    Sixième axe stratégique : La création et la gestion des nouveaux équipements :

    A propos de la création de nouveaux équipements comme il est prévu dans cet axe, la CCIAG a l’obligation de procéder en tout premier lieu à une analyse détaillée de l’existant afin de bien inscrire les réalisations dans un ordre de priorités cohérentes suivant les doléances des ressortissants de ladite Chambre.

    D’autre part, il est nécessaire de bien distinguer la création d’infrastructures utiles à l’ensemble des ressortissants comme par exemple les gares routières ou les ponts-bascules dont la mise en œuvre relève légitimement de la CCIAG et les équipements collectifs ne correspondant qu’aux attentes d’un secteur et dont la mise en œuvre, sous l’impulsion de la CCIAG revient directement au service concerné.

    Septième axe stratégique : La promotion des entreprises :

    Ce point stratégique relatif à la promotion des entreprises, exige de la CCIAG la création d’un site Internet à l’heure de la mondialisation de l’économie, la création de foires ou l’organisation de participations collectives et à coût réduit à des forums et foires, déjà existants.

    Un autre créneau de promotion des entreprises est celui du tourisme. La Guinée étant dotée de sites naturels pouvant être mis en valeur et proposés aux touristes, la CCIAG devrait saisir ce créneau. Car le tourisme reste aujourd’hui le premier marché mondial et que le développement de la civilisation des loisirs ne peut qu’accentuer cette tendance à l’avenir.

    Pour mettre en valeur les sites naturels, la CCIAG devra d’abord procéder à leur inventaire en collaboration avec les pouvoirs publics, ensuite de les aménager tan au plan de la sécurité que de l’organisation du réceptif. Naturellement, il s’agit également de veiller à la formation des personnels (agents de voyage, guides etc.…) et la mise en place d’une politique de commercialisation adoptée.